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 Démystifier les abus rituels

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Dwelt
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MessageSujet: Démystifier les abus rituels    Dim 25 Mar - 17:55

Démystifier les abus rituels : les bases


Source : PODS - Demystifying ritual abuse: the basics explained
Note : différentes sources sont citées au fur et à mesure dans l'article originel. Comme ce sont majoritairement des articles ou ouvrages en anglais, et pour un confort de lecture, je ne les ai pas ajoutées ici, mais ceux qui veulent en savoir plus peuvent aller voir l'article originel.




I. Qu'est-ce qu'un abus rituel (AR) ?

"Les abus rituels impliquent en général des abus répétés sur une période étendue. Les abus physiques sont sévères, incluant parfois de la torture et des meurtre. Les abus sexuels sont en général douloureux, humiliant, voulu pour donner un ascendant sur la victime. Les abus psychologiques sont dévastateurs, et impliquent l'utilisation de rituels d'endoctrinement. Cela inclut des techniques de contrôle mental, qui plongent la victime dans une vraie peur vis-à-vis des membres du culte... la plupart des victimes sont dans un état de terreur, d'emprise mentale et de dissociation."
(Los Angeles Country Commission for Women, 1989)

Beaucoup de gens ont entendu le terme "abus rituels", surtout celui "d'abus rituel sataniques" (ARS), mais la réalité est que les abus rituels peuvent exister avec ou sans système de croyance lié à une religion. Beaucoup de survivants rapportent que le système de croyance du groupe était secondaire par rapport aux désirs d'abuser sévèrement, de contrôler et d'effrayer les autres. Les abus rituels sont aussi connu sous le terme "d'abus organisés". D'après l'ISSTD (International Society for the Study of Trauma and Dissociation), une minorité substantielle de ceux avec un trouble dissociatif complexe (trouble dissociation de l'identité ou DDNOS/Autre trouble dissociatif spécifié) rapportent avoir été sujet à des abus rituels.

Laurie Matthew (2012) dit ainsi :
"Je pense définitivement que c'est le mot rituel qui pousse les gens à se questionner, à se sentir gêné, ou simplement à ne pas y croire. Il semble presque incroyable que de telles choses puissent arriver, mais trop de gens parmi nous savent à quel point les conditions de vie de beaucoup d'enfant sont mauvaises. Un grand nombre de pédopornographie montre des enfants abusés lors de scènes ritualisées, et beaucoup en sont revenu et ont partagé leurs expérience, mais il y a toujours une tendance à dire qu'une telle chose est impossible"



Preuves des abus rituels

Beaucoup de gens ont pu entendre que les "abus rituels sataniques" est un "mythe" ou une "rumeur". Cette idée a été diffusée par beaucoup de média pendant les années 90, et combine deux erreurs communes : premièrement, croire que les abus rituels sont uniquement le fait des groupes sataniques, et deuxièmement, que les abus rituels ne sont jamais arrivés.
Deux rapports influents sont souvent cité pour appuyer cette vision : le rapport du Département de la Santé, "Ampleur et Nature des Abus Rituels Organisés", et le "Guide pour les Enquêteurs sur les Allégation d'Abus Rituels sur Enfant" financé par le FBI, connue sous le nom du "Lanning Report". Le premier a été écris il y a vingt ans par un anthropologiste, le professeur Jean La Fontaine, et le second exprime qu'il n'existe aucune preuve substantielle de l'existence d'abus rituels.
Cependant, aucun de ces auteurs n'a jamais interviewé  de survivants (ceux qui savent réellement ce qui s'est passé) et aucun d'eux n'a reconnu que beaucoup des cas de leurs études ont résulté en condamnations pour abus rituels.

Les médias rapportant que les abus rituels sont un "mythe" ont été soutenu par le magazine anglais satirique Private Eye. Leurs commentaires les plus récents à ce sujet (éditions 1302, 1325 et 1334) n'ont pas été attribués à un auteur particulier, mais les critiques de plusieurs sites webs suggèrent qu'ils sont le travail de Rosie Waterhouse, journaliste et maître de conférence. Waterhouse a écrit au moins quatorze articles sur le même sujet pour le magazine, et dit avoir faire des recherches sur le "mythe" des abus rituels sataniques pendant une vingtaine d'années. En réalité, les preuves que les AR/ARS (RA/SRA) sont des mythes sont réduites à quelques rapports vieux de deux décennies et un magazine politique satirique. Le déni, lui, continue de nos jours malgré le nombre croissant de condamnation pour abus rituels en Angleterre, et encore plus dans le monde, incluant des condamnations pour abus rituels sataniques avec à l'appui de preuves physiques légales et le témoignage éclairé des survivants.

Les preuves de l'existence des abus rituels qui n'impliquent pas des croyances religieuses ou spirituelles sont encore moins étudiées. Aux Etats-Unis, peu de temps après la 2nd Guerre Mondiale, la CIA a fondée un programme d'abus rituels à visées militaire connu sous le nom du Projet MK-Ultra (Project MK-Ultra). Des psychiatres provoquait de l'amnésie, des personnalités dissociées et de nouveaux souvenirs, tout en faisant des expériences avec du LSD, de la privation sensorielle, de l'électroconvulsivothérapie, des électrodes implantées dans le cerveau et de l'hypnose.
Un sénateur des Etats-Unis entendu en 1977 à nommé le Projet MK-Ultra : le Programme de Recherche en Modification Comportementale de la CIA a enquêté sur ces abus, qui ont été perpétrés dans différents pays, et les USA et le Canada ont payés des compensations à certains des survivants de ces expériences de "lavage de cerveau". Un psychiatre écossais, le Dr. Donald E. Cameron (1901-1967) a vu de nombreuses preuves contre lui prouvant qu'il a perpétré ces abus alors qu'il travaillait avec des patients en psychiatrie au Canada.
Le Dr. Colin Ross, un psychiatre et chercheur dans le domaine des troubles dissociatifs, a publié une requête de transparence au sujet de ces informations et a cité plusieurs recherches universitaire dans son livre "Bluebird : Deliberate Creation of Multiple Personality by Psychiatrist" (Bluebird : la création délibérée de personnalités multiples par les psychiatres). Il a découvert que beaucoup de membres de la Fondation du Syndrome des Faux Souvenirs en Amérique, déjà controversée, étaient collègues ou co-auteurs des expériences menées par les scientifiques responsables des abus rituels menés lors des programmes MK-Ultra.



II. Les mythes communs autour des abus rituels

Mythe 1 : tous les abus rituels sont liés au satanisme
Les survivants des abus rituels ont rapporté des motivations religieuses ou politiques au sein de différents groupes incluant les néo-Nazis, les Francs-Maçons, le Ku Klux Klan, l'Eglise Catholique, l'Eglise Protestante, les Mormons, le Judaïsme, les pratiquants de sorcellerie (càd Wiccans, Paganisme et néo-Paganisme), le vodou, la Santeria, les rites Celtiques et Druidiques, les groupes criminels, les programmes d’entraînement d'enfant-soldats en Afrique, et au sein d'expérimentations gouvernementales (tels que MK-Ultra).
Considérer que tous les abus rituels sont des "abus rituels sataniques" (ARS) n'est pas juste pour ceux qui ont survécu à d'autres formes d'abus rituels et, comme l'a dit Salter, n'importe quelle "motivation spirituelle utilisée pour abuser des enfants reflète nécessairement [les motivations] des abuseurs" est au mieux naïf, et au pire risque de renforcer la tendance qu'ont ces groupes à refuser la responsabilité de leurs actions.


Mythe 2 : tous les survivants d'abus rituels ont un trouble dissociatif de l'identité
Si beaucoup de survivants d'abus rituels ont un trouble dissociatif de l'identité, le psychothérapeute Alison Miller, qui a déjà travaillé avec ce type de clients, pense que la majorité ont une forme d'Autre Trouble Dissociatif Spécifié (anciennement connu sous le nom de DDNOS-1), qui ressemble au TDI mais les parties dissociées de la personnalité ne prennent pas forcément le contrôle du corps de la personne. Cependant, comme les autres formes d'abus, les abus rituels ne mènent a un trouble dissociatif seulement si la personne est exposée au traumatisme à un jeune âge. Les gens qui ont été traumatisé plus tard dans leur vie ne développeront pas de trouble dissociatif, qui est en partie développemental, mais plutôt un syndrome de stress post-traumatique. Les adultes vulnérables et les jeunes peuvent être entraînés dans des groupes pratiquant des abus rituels, et certaines personnes se retrouvent impliqués dans ces groupes après leur mariage, ou à travers un parent ou un ami.

Des mythes qui peuvent empêcher les survivants de guérir incluent la croyance qu'ils sont eux-mêmes mauvais et sont un danger pour les autres, que les agresseurs sont partout, qu'ils sont très influents ou possèdent un pouvoir infini (si cela était vrai, ils n'auraient pas besoin de cacher leurs abus) et que personne en-dehors du groupe abusif n'est digne de confiance. Ces mythes sont des mensonges et de fausses croyances, souvent créé lors des abus afin de protéger le groupe et d'encourager le survivant à obéir et rester loyal.
Cependant, un nombre significatif de survivants ont pu se remettre de leur expérience et quelques uns ont écrits des autobiographies sur ce sujet.

Laurie Matthew, fondateur de l'association Izzy's Promise, qui aide les survivants d'abus rituels, a déclaré :
Il y a beaucoup de gens qui nient constamment que des choses telles que les abus rituels existent. Tout ce que je peux dire, c'est que je sais qu'elles existent. Pas seulement parce que j'en ai été moi-même victime, mais aussi parce que j'ai aidé des survivants de ce type d'abus pendant presque trente ans. Si ce sont des survivants, c'est bien parce qu'ils ont survécu à quelque chose.
(Matthew, 2012)



Emotions

Les survivants d'abus rituels ressentent souvent une grande honte et une grande culpabilité, surtout quand ils ont été forcé d'être agresseur à leur tour. Cela peut causer d'intenses envies de suicide et une incapacité à parler d'une partie des abus qu'ils ont vécus, ou même à admettre qu'ils l'ont vécus.



Contrôle mental

Le but du contrôle mental (une combinaison de lavage de cerveau et d'endoctrinement) est de :
obliger la victime des abus rituels à garder le secret au sujet des abus vécus, à se conformer aux croyances et aux actes du culte, et à devenir des membres fonctionnels qui serviront le culte en accomplissant les ordres de ses chefs sans être détectés dans la société dans le sens large du terme.
(Commission d'Etat de Los Angeles pour les Femmes, 1989)

Alison Miller a déclaré que le seul moyen de contrôler pleinement l'esprit d'une personne sans que la personne en ait conscience est :
d'abuser et de torturer un jeune enfant, de séparer son esprit en différentes parties qui seront endoctrinées et entraînées individuellement selon le désir des abuseurs.
(Miller, 2012)

Dans son livre "Who Dares Wins", Laurie Matthew écris :
Les processus qu'ils [les abuseurs dans les groupes d'abus rituels] utilisent sur les survivants sont fais pour briser la volonté et la personnalité de la personne, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien... aucune volonté propre... aucune identité... alors ils reconstruisent la personne et façonne leur volonté dans le but de... d'essayer de faire en sorte que la personne devienne l'un des leurs... pour gagner du pouvoir. Si les abuseurs détiennent tout le pouvoir, devenir l'un d'entre eux est alors, pour certains, le seul moyen de survivre. Cependant, cela ne fonctionne pas toujours. Souvent, les survivants trouvent d'autres moyens de récupérer leur volonté et de se battre.
(Matthew, 2012)

Les abus rituels ont pour but de voler le libre-arbitre d'une personne. Le survivant devient un instrument du groupe d'abuseurs. La responsabilité revient aux abuseurs qui ont choisis de manipuler l'enfant, qui ont appris à l'enfant comment perpétrer ces abus avant de le forcer ou de le piéger afin qu'il continue, puis de faire en sorte que l'enfant se sente coupable et pense être "mauvais".



Le déni

Le déni semble être particulièrement commun et est un moyen évident de tenter de gérer la réalité insupportable des abus. Le chapitre douze du livre d'Alison Miller, "Healing the Unimaginable", est intitulé "Peut-être que j'ai tout inventé" ("Maybe I made it all up") et le chapitre quatorze du livre de Chrystine Oksana, "Safe Passage to Healing", traite du même sujet. Les thérapeutes ne sont pas en position de pouvoir dire à leurs clients ce qui leur est arrivé : les survivants doivent travailler à partir de leurs souvenirs pour découvrir la vérité par eux-mêmes, et séparer de la réalité les mensonges qu'on leur a servis durant leur enfance. Plusieurs parties/alters peuvent se rappeler d'un même évènement de différentes façons, aussi découvrir la vérité demande de la coopération au sein du système, plutôt que de juger les parties qui agissent ou ont agis de façons qui ne sont pas encore compréhensibles et pour lesquelles on ne peut pas éprouver de l'empathie.



Trigger souhaités et contrôle mental

Les survivants d'abus rituels qui ont été sujet au contrôle mental ont souvent des triggers spécifiques qui sont utilisés par les abuseurs. Beaucoup de survivants ont toujours des contacts avec leurs abuseurs et certaines parties peuvent essayer de contacter ces abuseurs si le survivant commence à se souvenir, ou à travailler sur les abus. Les membres de groupes abusifs utilisent des mots, des sons ou des signaux spécifiques (comme certains mouvements, ou des indices visuels peu communs) pour déclencher une réponse automatique chez le survivant, comme pousser une partie précise au contrôle afin qu'elle exécute une certaine action, interfère avec la thérapie, évite de futurs révélations, ou regagne le groupe. Certains survivants n'ont aucun souvenir des contacts avec les abuseurs, et certaines parties peuvent être entraînées à prévenir les abuseurs quand le survivant déménage. Certains survivants parlent de mots utilisés comme trigger ou "code d'accès".
Des fugues dissociatives peuvent se produire lors de dates spécifiques ou à certaines périodes - c'est alors qu'une partie prend le contrôle du corps et voyage tandis que les autres parties ne savent pas ce qui arrive, ni pourquoi cela arrive. Certains survivants ont été abusé à des dates précises et importantes dans l'idéologie du groupe et les fugues dissociatives ont plus de chance d'arriver lors de ces jours-là.



Sûreté interne

Un trouble dissociatif complexe est en général associé avec un risque important d'auto-mutilation et de tentatives de suicide. Le risque est d'autant plus grand quand les abus rituels font partie du tableau, car certains alters peuvent avoir été entraînés à se suicider afin de préserver les secrets du groupe. Cependant, cela peut être prévenu en mettant en place un "plan de sécurité" à l'avance, qui rendra la tâche plus difficile à la partie suicidaire.
Par exemple, il est possible de demander au médecin traitant de limiter la quantité de médicament prescrit en une fois ; cela peut aider d'avoir une personne de confiance, ou même un autre alter, qui soit en alerte lors des dates difficiles ; quand c'est possible, il peut être bien de faire un travail interne afin de demander aux parties de signaler à l'hôte principal quelles sont les actions crées par programmation, afin de les prévenir ou de les annuler.

Certains survivants évitent délibérément les triggers pendant les périodes qui risquent d'être difficiles, et peuvent avoir quelqu'un pour relever leur courrier, leur sms et leurs emails, ou bien vont éteindre leur téléphone et tous les autres appareils par lesquels ont pourrait les contacter. Parler et désigner les abuseurs à des gens de confiance et aux autorités peut aussi être un moyen de protection.

Jennie Riseman a écris un article sur comment simplifier les programmations complexes, et donne des exemples très utiles sur comment gérer le contrôle mental.
Quand j'ai des pensées ou des pulsions qui semblent être en lien avec le culte, je commence par le nommé comme tels dès que j'en suis consciente. Ensuite, je refuse d'agir selon cette pulsion. Enfin, je laisse la difficulté me traverser - je ne reste pas fixée dessus.

Elle parle aussi de la façon dont on peut éduquer les parties, et ensuite leur donner le choix de faire des changements ou non, plutôt que de forcer ces changements.


En résumé

Les informations autour des abus rituels peuvent être assez difficiles à comprendre, autant pour les survivants que les partenaires ou les thérapeutes. Cependant, comme l'a dit Alison Miller :
La programmation détruit un être humain en utilisant la torture, la déception et l'endoctrinement sur des enfants, avec la dissociation comme point d'ancrage.
(Miller, 2012)

Tous les survivants, peut importe combien de parties ils ont, ou ce qu'ils ont vécus, peuvent désapprendre les leçons de leur enfance et commencer à choisir d'agir selon leur libre-arbitre.
Les abus rituels peuvent être vaincus.



III. Les caractéristiques d'abus rituels
(Ndt : Trigger warning d'ici jusqu'à la fin de l'article: liste des différents types d'abus possibles - si vous êtes sensible, il vaut mieux vous arrêter de lire maintenant)

Pris de façon isolé, les abus qui portent une part de ritualisation peuvent facilement ne pas être reconnu. Les abus rituels sont très organisé et planifiés, et souvent exécuté par un groupe plutôt que par un individu. Beaucoup de survivants ont rapporté ces éléments :


Etre forcé à perpétrer à leur tour
Etre forcé ou pousser à blesser ou tuer un animal, ou une autre personne, en utilisant notamment la torture.

Abus psychologiques
Des menaces de violence, sur soi ou sur les êtres aimés, les animaux, ou d'autres victimes sont souvent utilisés pour forcer au silence, ou au passage à l'acte.

Double-contrainte
Avoir "le choix" entre deux actes horribles, comme être violé ou choisir quelqu'un d'autre qui sera violé.

Mensonge et technologie
Beaucoup de fausses croyances peuvent être mises en place, comme l'idée que la personne est constamment surveillée et écoutée (micros), ou bien elle peut être forcée à regarder des films puis on lui fait croire qu'ils sont la réalité, ou on la convainc qu'elle est folle, par exemple en mettant en scène un enlèvement par les aliens et en combinant ça avec des substances hallucinogènes, ou bien en mettant en scène la mort de quelqu'un puis en faisant comme si de rien n'était le jour suivant.

Etre obligé de prendre de la drogue
Des sédatifs, des hallucinogènes, des stimulants et des drogues permettant la perte de mémoire sont souvent utilisés afin de diminuer la résistance ou de rendre les mensonges et mises en scène plus efficaces.

Les parties/alters non-humains
Des mises en scène spécifiques incluant des costumes, des bougies, des effets de lumières, combinés à des mensonges et des drogues, peuvent créer des parties qui croient être des démons ou des êtres spirituels ne pouvant pas être blessés. Forcer un enfant à se conduire en animal peut aussi créer des parties qui croient être des animaux.

La torture, surtout celle qui ne marque pas le corps
Cela inclue la privation de nourriture, d'eau, de sommeil ; la suffocation ; la privation sensorielle (comme utilisée dans la Baie de Guantánamo) ; la torture par l'eau/la noyade et les électrochocs. Une personne refusant d'obéir sera torturée jusqu'à ce qu'une partie prête à exécuter l'ordre apparaisse.

Utilisation de la contention et du confinement
Utilisés pour terrifié et provoquer un sentiment d'impuissance.

Participation forcée à de la pédopornographie, de la prostitution et du trafic sexuel
Cela peut inclure le fait d'avoir été forcé à exécuter des actes sexuels ou des abus physique sur d'autres enfants, l'argent récolté étant utilisé pour financer le groupe.

Utilisation de serpents, d'araignées, d'asticots, de rats, etc.
Afin de provoquer la peur et le dégoût.

Ingestion forcée de fluides corporels et autres matières
Incluant du sang, de l'urine, des excréments, de la chair et du vomit.

Grossesses forcées et meurtres des nouveaux-nés
Le bébé peut être utilisé à des fins rituelles tels que le sacrifice. La grossesse est souvent cachée, afin d'éviter d'attirer l'attention de la police sur la disparition ou la mort du bébé, et la naissance peut être provoquée plus tôt afin de coïncider avec les dates des rituels.

Création d'un grand nombre de parties/alters
Cela peut impliquer la création de douzaines, voire de centaines de parties. Beaucoup seront des fragments plutôt que des alters complets. Pour ce qu'on sait, un seul souvenir d'abus peut se diviser en plusieurs aspects qui seront portés par plusieurs parties (les sons, la douleur, les images, les émotions...).

Le contrôle mental
Aussi connu sous le nom de "programmation". Certaines parties sont volontairement créés et endoctrinées afin de se soumettre aux croyances du groupe, ainsi elles peuvent avoir un rôle donné par les abuseurs, comme l'auto-mutilation afin de punir une autre partie pour avoir parler des abus ; retourner aux abuseurs lors de dates particulières ; signaler la moindre tentative de divulguer quoi que ce soit à d'autres personnes ; éviter que l'esprit de la personne apprenne la moindre information qui pourrait servir contre la programmation.

Les punitions internes
Certaines parties peuvent avoir pour rôle de punir les autres pour avoir parlé des abus ou révélés des secrets. Cela peut inclure l'auto-mutilation, les tentatives de suicide, des hallucinations sous la forme d'images violentes, ou une amnésie soudaine concernant le travail thérapeutique effectué précédemment.

Un désir soudain, pulsionnel, d'auto-mutilation ou de suicide
Cela peut être significatif quand ce désir est spécifique et ne semble pas être lié aux émotions. Certains survivants décrivent l'auto-mutilation suivant un schéma précis.

Des abus sadiques et horribles
Cela inclue de la torture sexuelle, des relations sexuelles forcées avec un animal, des viols en groupe, la profanation de morts et l'entraînement à des rôles S&M.

Des douleurs chroniques
Surtout des douleurs n'ayant pas d'explication physique ou organique, qui sont donc plutôt des "souvenirs corporels", des flash-backs de douleur provenant de traumas non-résolus.
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Sury
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Messages : 29

MessageSujet: Re: Démystifier les abus rituels    Dim 25 Mar - 19:46

Super traduction Dwelt, je comprends pourquoi il a fallu du temps pour le faire...
Je ne sais pas quoi ajouter, à part que je souhaite à toutes les personnes ayant connu ça d'être capable un jour de s'en sortir <3
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