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 Dépression et trouble dissociatif de l'identité

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Deexalis
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Localisation : Dans ma tanière

MessageSujet: Dépression et trouble dissociatif de l'identité   Dim 16 Juil - 19:33

-

Source : Depression and Dissociative Identity Disorder, part 1 (intro)


Dépression.
Et trouble dissociatif de l’identité.

Ils vont arriver.
Au même moment…
Oui, exactement au même moment.

Vous pouvez parier là-dessus.
Je suis tellement désolée… parce mon Dieu, lutter avec la dépression, ou lutter avec le TDI est assez difficile.
Les mettre ensemble, c’est un bon gros coup dur.

C’est une dure combinaison, mais il y a toujours beaucoup de choses que vous pouvez faire.

Je vous souhaite le meilleur dans votre voyage pour la guérison.

Chaleureusement,
Kathy.



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Dépression et trouble dissociatif de l'identité - Partie 1


Source : Depression and Dissociative Identity Disorder, part 1


Donc vous êtes dépressif, et vous êtes TDI. Cela se ressent déjà comme un double coup dur, donc qu’allez-vous faire maintenant ?
La dépression et le TDI vont de pair pour beaucoup de survivants de trauma. Ils ne sont pas issus du même diagnostic, mais peuvent être très liés.
Quand vous êtes TDI, vous pouvez avoir certaines parties qui sont dépressives, et avoir simultanément d’autres parties qui ne sont pas dépressives. Les murs dissociatifs et les barrières amnésiques peuvent séparer les sentiments/émotions/informations que les parties dépressives ont, donc c’est différent de ce qui est connu ou ressenti pour les parties non-dépressives.

Les survivants avec un TDI peuvent se sentir presque paralysés par l’intensité de leur dépression. Cela les suit comme une couverture chaude et un ami d’une vie. Parfois il est difficile pour les survivants d’imaginer la vie sans la dépression. L’idée d’être sincèrement heureux est un concept étranger qui leur semble hors de portée.

Trop de survivant se battent contre l’auto-mutilation, les envies et pensées suicidaires, et les comportements suicidaires de façon régulière. Le désir de mourir, ou de partir, ou cesser d’exister, ou de tout arrêter, ou dormir éternellement sont des ressentis communs pour ceux qui sont dépressifs.


Que faire ?

Plusieurs symptômes dépressifs peuvent être soulagés, ou au moins stabilisés, avec un traitement approprié. Si votre dépression est trop difficile à gérer seul, ou si votre vie est en jeu à cause de la sévérité de votre dépression, prenez un rendez-vous avec un médecin pour en discuter. Parfois, être interné en milieu hospitalier peut être justifié.
Plusieurs versions de thérapie par la discussion peuvent être immensément utiles. Parler de vos problèmes et exprimer vos ressentis sont d’importantes étapes dans la guérison, surtout que la dépression est synonyme d'avoir l'impression d'être poussé vers le fond, et anesthésié au point d'avoir l'impression de ne plus exister. S’attaquer aux pièges de votre vie en trouvant une solution aux problèmes (où une situation semble être une cause perdue) et aux choses qui semblent impossibles aideront. Se sentir coincés et sans défense ne fera qu’exacerber votre dépression.
L’une des principaux ressentis à explorer durant la thérapie est la colère. On dit généralement que la dépression est de la colère tournée vers l’intérieur. Apprendre comment exprimer votre colère en toute sécurité est essentiel pour faire face à la dépression.


Comment cela s’applique à ceux avec un TDI / TPM

Beaucoup de survivants TDI ont été en dépression pendant plus d’années qu’ils ne l’ont pas été. La douleur accablante du trauma sévère et des années de violence familiale ont créé un terrain propice au développement de la dépression chronique.

Il y a plusieurs variétés de tâches spécifiques pour traiter la dépression chez les survivants avec un TDI :

1. Trouver les parties de votre système qui détiennent les plus intenses ressentis de dépression.
Vous pourriez, ou ne pourriez pas connaître ces parties. Certaines parties qui détiennent la dépression la plus profonde peuvent être cachées profondément par votre système.

2. Vérifiez que vous avez des plans journaliers contre l'auto-mutilation et/ou l'idéalisation du suicide.
Soyez sûrs de savoir si vous présentez des risques de passer à l’acte. C'est important d'avoir une solide conscience de la façon dont ces parties vont exprimer leurs sentiments dépressifs et leur haine de soi. Prévoyez des plans de secours si besoin.

3. Posez des questions à propos de la méthode privilégiée d’auto-mutilation utilisée par ces parties.
Il y a des centaines de moyens différents pour s’auto-mutiler. Les méthodes privilégiées utilisés par de nombreuses parties internes contiennent beaucoup d’informations pertinentes à propos de l’histoire de ces parties.

4. Prêtez attention aux différents contextes causant l’augmentation de la dépression à travers le temps.
Y a-t-il certaines périodes de l’année ou certains jours avec des points de déclenchement ? Quelles significations ces périodes de temps ont ? Y a-t-il des dates, ou des anniversaires de traumas particuliers, ou des évènements difficiles ? Explorez ces zones de temps jusqu’à ce que vous compreniez réellement ce qu’il s’est passé.

5. Apprenez-en plus sur le moment où les parties dépressives ont été séparées à l’origine et créées.
Posez des questions à propos du point de départ de ces parties. Il y a de fortes chances qu’elles aient été créées à un moment très difficile. Le point de création apportera beaucoup d’informations sur qui sont ces parties, et pourquoi elles sont comme elles sont.

6. Aborder les questions des traumatismes sous-jacents sera crucial pour guérir la dépression.
Ces parties auront besoin de parler de ce qui leur est arrivé, ce qu’elles ont vu, ce qu’elles ont expérimenté, ce qu’elles ont ressenti, ce qu’elles ont cru, etc. Garder pour soi ce genre d’informations douloureuses en rajoutera forcément à la dépression et la renforcera davantage. Trouvez le courage de parler de votre trauma. Même s’il est énormément douloureux de parler de la cruauté que vous avez subie durant ces moments traumatiques, laisser tout venir en surface et le traiter efficacement aidera à alléger votre dépression sur le long terme.

7. Au fur et à mesure que les parties commencent à parler de ce qui les a maintenu et gelé à l’intérieur, cela créera un mouvement, une vie, et de l’énergie.
Aussi pénible que ce soit d’aborder les problèmes du trauma, cela permettra aussi à de nouvelles expériences de commencer. Avec cela viendra l'opportunité de remplacer ce qui était perçu comme traumatisant et dévastateur par quelque chose de positif et permettant la guérison.


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Dépression et trouble dissociatif de l'identité - Partie 2


Source : Depression and Dissociative Identity Disorder, part 2


La dépression peut être réellement débilitante.
Soigner vos traumatismes sera fondamental pour surmonter les effets de la dépression chronique.

Bienvenue dans la seconde partie de “Dépression et troubles dissociatifs de l’identité”. Ici, je vais continuer la liste des conseils sur la manière de traiter spécifiquement la dépression chronique chez les survivants avec TDI :


8. Quand la mémoire refait surface, les ressentis refont aussi surface. Exprimer ses émotions de façon sincère est la clé pour traverser la dépression.
Pleurer des larmes de chagrin, crier sa colère, trembler de peur peut vous faire vous sentir mal à l’aise, mais retenir ces émotions réelles et intenses en vous créera une dépression sur le long-terme. Autoriser ces émotions à sortir en toute sécurité et à des moments appropriés vous aidera, même s’il s’est écoulé des années après l'évènement qui a déclenché ces émotions.

9. Dans un moment approprié, laissez les autres parties de votre système dissociatif apprendre ceux que détiennent les parties dépressives.
Vaincre les barrières dissociatives en partageant les informations entre les parties du système est d’une importance critique dans votre guérison sur le long-terme. Plus votre système  partagera ses informations entre ses membres, plus vous pourrez travailler ensemble sur la guérison. L’histoire complète n’a pas besoin d’être partagée immédiatement avec tout le monde. Toutefois, garder pour soi certaines informations dissociées continuera de créer une cause sous-jacente de dépression chronique.

10. Vos émotions ont besoin de beaucoup, beaucoup de temps. Parlez, pleurez, dessinez, écrivez, vocalisez ce que vous ressentez.
Exprimez-vous de façon appropriée tant que vous ressentez ces émotions. Si vous gardez vos émotions à l’intérieur depuis des années, cela prendra du temps pour que ces sentiments soient traités. En parler une fois ou deux ne sera pas suffisant. Repoussez vos sentiments à l’intérieur et ne pas les exprimer créera encore plus de dépression. Bien qu'apprendre à exprimer vos émotions soit un nouveau territoire à explorer, c’est une étape nécessaire.

11. Instaurez de nouvelles règles pour exprimer vos ressentis.
Par exemple, par le passé, quand vous risquiez d’être blessé par vos abuseurs, vous avez appris qu’il n’était pas sécuritaire d’exprimer de la colère contre ceux qui ont violemment abusé de vous. Et oui, dans ce même temps, lorsque vous étiez susceptibles d'exprimer vos blessures à vos abuseurs, il était plus sécuritaire pour vous de garder en vous vos sentiments de colère. A ce moment-là, il s’agissait d’une bonne décision. Toutefois, maintenant que vous êtes loin de vos abuseurs, et que le risque d’un nouvel abus n’est plus d’actualité, il est à la fois essentiel et bon d’exprimer la colère à propos des comportements atroces et criminels de vos abuseurs. Votre guérison nécessitera que vous vous rappeliez de vous adapter à chaque circonstance, ce qui comprendra la création de nouveaux moyens d’expression.

12. Apprenez à diriger votre colère sur une cible appropriée, même si cela signifie commencer avec une cible non-nommée.
Parlez avec votre thérapeute des techniques d’expression de la colère qui vous autorise à vocaliser sans blesser personne. Apprendre à exprimer vos ressentis ne vous donne pas le droit de vous emporter sur autrui. Plus vous pouvez exprimer votre colère directement sur les abuseurs qui vous ont blessé, plus cela sera effectif. De même, diriger votre colère sur la mauvaise cible (càd : quelqu’un qui n’a pas été responsable des abus et des blessures) vous créera davantage de problèmes, en plus de blesser beaucoup de personnes innocentes. Par exemple, être en colère contre votre enfant ou votre thérapeute ne résoudra pas la colère que vous ressentez contre vos parents.

13. En complément du conseil #12, soyez prêts à apprendre des choses sur les transferts, projections, déplacements d’émotion, etc.
Les survivants qui ont traversé des années d’émotions réprimées à cause de contraintes et d’abus auront réellement besoin de s’entraîner à exprimer leurs émotions correctement, et auront besoin d’apprendre quand ils dirigent mal leurs émotions. Tous les survivants qui n’étaient pas autorisés à exprimer directement leur colère ont naturellement appris à déplacer leurs manifestations de colère ailleurs. Réalisez que vous continuez à faire cela. Soyez conscients du fait que vous pourrez exprimer votre colère sur des cibles sûres. Ces erreurs sont à prévoir, et ce n’est pas une « faute » de votre part, mais il est toujours de votre responsabilité d’apprendre à préciser vos cibles. Faire l’erreur de blâmer la mauvaise personne ne fera que s’ajouter à votre dépression. Cela laissera les sentiments profonds non-traités, non-adressés et non-cicatrisés, créant ainsi les bases d’une dépression et d’une douleur persistantes.

14. Remplacez les années de trauma et d’abus avec les gens que vous aimez et avec les activités que vous appréciez.
Une fois que votre vie est pleine de joie, et de choses plus significatives, vous ne vous sentirez plus autant dépressif. Cela n’arrivera probablement pas rapidement ni facilement, et vous devrez sûrement apprendre comment vivre à nouveau. Cela pourra se faire sentir comme si vous viviez pour la première fois. Vous pourrez apprendre à aimer, ou comment ressentir la joie, ou comment jouer, ou comment pardonner, ou comment explorer, etc. Plus vous pouvez remplir votre vie d’activités que vous choisissez vous-même, moins vous vous sentirez dépressif.

15. Soyez sûr d’encourager toutes vos parties intérieures d’avoir leur propre processus de guérison.
Laissez chacun d’eux travailler sur leurs propres traumas, leurs propres ressentis, et laissez chacun d’eux trouver de nouveaux intérêts positifs dans leur vie. A chaque part de vous qui ressentira moins la dépression, ce sera la totalité d'entre vous qui ressentira moins la dépression. Si vous laissez seulement certaines parties se soigner, l’intégralité de votre groupe sera toujours affecté par les parties qui n’ont pas eu la chance de travailler sur leur guérison. Souvenez-vous, aussi séparé et divisé vous pouvez vous sentir, vous êtes toujours tous connectés à travers le même corps et le même cerveau. Pour passer complètement par-dessus la dépression, toutes vos parties doivent avoir une chance de passer au-dessus de leur douleur.

En d’autres termes, et de mon avis, vous continuez de vous battre contre la dépression si vous n’avez pas résolu les problèmes liés à votre trauma. Si vos symptômes dissociatifs ont un impact significativement négatif sur votre capacité à fonctionner, la probabilité que vous ayez un trouble de la dépression majeur est également présent.
Il est vrai qu’il doit y avoir d’autres raisons à votre dépression en plus de votre trauma.
Toutefois, il n’est pas risqué de penser que si vous n’avez pas résolu vos problèmes liés au trauma, vous êtes certainement en état de dépression chronique. Et moins vous garderez de problèmes non-résolus à propos de votre trauma, moins vous serez dépressifs.
Alors… allez travailler sur vos problèmes liés à votre TDI et votre trauma.. Vous vous sentirez bien mieux ensuite !

Je vous souhaite le meilleur dans votre voie vers la guérison.

Chaleureusement,
Kathy.
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